1. Jeune
femme de 18 ans, état de panique et d’angoisse avec insomnies depuis
plusieurs jours l’empêchant d’étudier (elle doit présenter sa 1ère
session d’examens à l’université).
Travail en hypnose, en une séance, recréant
un endroit de sécurité profonde avec ancrage corporel, vécu en hypnose de
la préparation aux examens et des examens (distorsion de temps) avec
signaling corporel, travail sur ses côtés perfectionnistes.
Feedback:
La même nuit sommeil normal, disparition des
plaintes, réussite brillante aux examens.
Une séance, succès.
2. Homme début 50aine :
au chômage il réussit ses entretiens d’embauche depuis deux ans mais au
moment de la signature, il est incapable de signer le contrat et n’est
donc pas engagé. Aucune autre plainte, personnalité rigide.
Travail en hypnose conversationnelle
complexe aboutissant à lui proposer de signer son contrat en faisant une
fausse signature, « comme cela ce ne sera pas lui qui a signé ».
Feedback:
contrat signé.
Une séance, succès.
3.
Homme 28 ans, fumeur désire arrêter. Travail en
hypnose de recentrage corporel, utilisation de la respiration, projection
dans le temps, travail sur le stress, développement d’une conscience
ancrée dans le corps .
10 séances, succès, confirmation du succès
après à un an.
4. Jeune femme de 19 ans,
plainte de stress, d’angoisse, de panique (eczéma pendant les crises) en 2ème
année d’études de philo. Désir important de se maîtriser. Enfance décrite
comme agréable mais très timide avec peur du rejet des autres, pas
d’ami(e)es, isolement social , peur de déranger. Pas de petit ami. Semble
très insécure avec une dimension de rage et de révolte sous jacente.
Périodes dépressives. Habite chez les parents.
Travail en hypnose (centrage corporel,
développement d’une sécurité intérieure) et hypnoanalyse (enfance, liens
familiaux, mise en évidence de ses projections sur moi...).
Elle peut enfin parler à ses parents
notamment sa mère qui accepte le dialogue, prise de conscience notamment
d’une dimension importante d’impatience.
Après 5 mois symptômes presque disparus
(elle utilise les techniques apprises de décharge du stress), a maigri et
apparition d’un désir de séduire (avec une peur que cela marche) ; pour la
1ère fois part en vacances seule à l’étranger et tout se passe
bien. Décide d’arrêter la thérapie car se sent bien : 24 séances, 6 mois.
Deuxième tranche de thérapie deux ans plus
tard .
Beaucoup de changements en 2 ans: elle a
arrêté les études de philo et trouvé et réussi des études artistiques où
elle se sent très bien, elle a confiance en elle et a trouvé du boulot.
Elle revient car elle a un gros problème avec les hommes: elle tombe
terriblement amoureuse comme si elle devait se marier immédiatement et en
même temps a une crise de panique, ce qui l’empêche de commencer toute
relation.
Le travail en hypnoanalyse lui permet la
prise de conscience d’une dissociation entre un côté intellectualisant et
des sentiments plus authentiques remontant à l’enfance où déjà toute
petite elle était comme une petite adulte (trop sage), mais en même temps
avec la thérapie prise de conscience qu’elle haïssait tout le monde
enfant car on ne l’aimait pas assez pour elle (besoin qu’on la mette sur
un piédestal).
Travail sur le deuil d’une mère et d’un père
idéaux (parallèle à sa quête d’un homme idéal), apparition d’une
acceptation d’un manque de confiance en elle .
Revécu , en hypnose, cette fois-ci dans les
tripes, dans le ressenti, de tous ces sentiments toute petite à 6 ans :
aimez-moi ,aimez-moi.
Après cette séance conscience qu’elle a
toujours eu l’impression qu’on ne pouvait l’aimer pour elle-même, qu’elle
ne serait aimée que si elle pouvait produire (examens, donner, s’occuper
des autres...): elle fait le lien avec les hommes où elle a l’impression
qu’ils ne l’aiment pas pour elle-même. Les dernières séances, après
l’analyse de plusieurs rêves, lui permettent de parler aux parents et elle
prend conscience que dans la réalité ils s’étaient occupés d’elle mais
qu’elle en voulait tellement plus..
Elle
décide d’arrêter la thérapie car elle se sent bien, même physiquement elle
a changé :son visage est paisible, la rage a disparu. Elle a rencontré un
homme et elle a pu contrôler sa panique.
Deuxième tranche d’hypnoanalyse: 40
séances, succès.
5.
Femme de 65 ans, phobie en
voiture depuis qu’un autobus l’a coincée sur une route il y a 18 ans.
Artiste, très occupée et vivante.
N’entre pas dans un état hypnotique: elle
dit qu’elle a en effet un besoin de contrôle très important.
N’a pas envie d’une thérapie plus longue.
1 séance : échec
6.
Jeune femme de 28 ans, concubinage depuis 6 ans. Impossibilité de
pénétration quand ils font l’amour (depuis 6 ans) mais très bonne relation
affective et jouissance. Elle a consulté divers sexologues, y compris dans
plusieurs hôpitaux universitaires, sans aucun succès.
Travail en hypnose après examen physique en
gynécologie et prise de conscience des muscles vaginaux contractés.
Apprentissage de l’autohypnose et de la relaxation. Apprentissage et
découverte par elle-même de son vagin. Travail bref sur la relation à son
ami.
Après 18 séances et 5 mois, ils peuvent
faire l’amour avec pénétration sans problème et orgasmes vaginaux.
Succès.
7.
Femme de 60 ans, qui souffrait de boulimie depuis 3 ans, où toutes
les nuits, elle se réveillait entre 1 heure et 3 heures du matin et
mangeait. Elle vit seule. Ses accès de boulimie apparaissent quand elle
est fatiguée ou quand elle est aux prises avec des problèmes d’argent .
Elle a difficile à dire non et s’est fait escroquer pour des malfaçons
dans la maison en payant tout mais en se décidant ensuite à faire un
procès. Il apparaît ainsi que la boulimie correspond au stress. Je lui
explique que le poids est lié au stress par l’augmentation du taux
d’insuline qui augmente le stockage des graisses, ce qui explique
l’absurdité des régimes isolés. Puis nous avons travaillé intensivement en
hypnose en utilisant la respiration en transe pour inscrire une assise
corporelle, pour laisser se développer un fond, ainsi que d’autres
techniques. Progressivement, elle a pu remplacer la boulimie par des
respirations profondes partant de la transe. Je lui ai raconté des
histoires d’autoroutes, de routes secondaires, de respirer la nature et
ainsi progressivement de retrouver un temps juste, tout en lui expliquant
que ce serait un travail sans doute à vie.
Un an et demi : succès
8.
Cette femme, professeur d’université dans la fin de la quarantaine vient
consulter car elle est très déprimée. Son compagnon ne veut pas l’épouser
et elle ne peut plus supporter cela, dit-elle. Il est clair qu’ils
s’aiment. Il refuse une thérapie de couple. Il vit avec la patiente depuis
5 ans mais refuse de divorcer de sa première femme (avec qui il a un
enfant) car celle-ci «ne pourrait pas le supporter ».
La patiente, au fil des entretiens, se
révèle quelqu’un d’une grande richesse intérieure, de très généreux et
très indépendant (son compagnon voyage régulièrement et est plusieurs mois
par an à l’étranger mais elle aime aussi être seule). Son histoire ne
trouve rien de particulier sauf que, si ses parents ont souvent changé de
domicile avec les changements de travail du père, ils ne se sont jamais
disputés et il régnait une très forte entente et cohésion dans cette
famille nombreuse.
Elle était quelqu’un qui présentait une
personnalité fondamentalement saine (et on pouvait le reconnaître à cette
dimension de cœur et de savoir s’occuper d’elle-même).
Son compagnon, quand elle se plaignait qu’il
ne voulait pas divorcer, disait « qu’il ne pouvait supporter une femme qui
s’accroche à lui, qui soit dépendante, dépressive et possessive », comme
l’était sa première femme; et que si elle insistait, il la quitterait.
Je lui ai alors dit, ce qui était
paradoxal, qu’elle protégeait son compagnon d’une dépression, qu’il
devait être dépressif.
Je lui ai expliqué qu’en tout homme, il y a
un petit garçon et que tout petit garçon a eu une mère. Je lui ai
longuement expliqué comment un petit garçon se construit (voir l’article
sur l’hypnose clinique) et que son compagnon devait avoir peur de la
proximité dans une relation avec une femme.
Le processus de construction est
souvent inadéquat et aboutit à de l’insécurité dans deux possibilités :
- des parents anxieux qui se sont occupés beaucoup trop de l’enfant pour
masquer leur anxiété et éviter ainsi la question de la solitude. On
remarque ces petits garçons à l’âge adulte au fait que ce sont des hommes
qui s’occupent beaucoup des autres et qui prétendent être très
indépendants, ce qui masque leur insécurité.
- des parents qui poussent l’enfant à être
trop vite indépendant, ce qui masque en réalité un parent qui cache une
profonde dépendance. Cela aboutit à un petit garçon qui sera devenu à
l’âge adulte très tôt contrôlé et qui contrôlera les autres.
Dans les deux cas, et c’est sans doute ce
qui se passe avec son compagnon, il y aura une grande peur de la
proximité avec l’autre sexe car en quelque sorte, le petit garçon n’a
pas quitté maman et n’est pas disponible dans sa conscience d’adulte pour
une relation à une femme.
Nous avons aussi parlé de sa tristesse et de
sa peur d’un échec dans son couple.
Elle a pu expérimenter en hypnose que si on
accepte d’être triste, au fond de la tristesse on se sent vivant.
Ainsi, sans en avoir l’air, je lui ai parlé de la dépression, mais aussi
de la dépression et des peurs de son compagnon. Cela l’a beaucoup
étonnée : elle ne le voyait pas du tout comme cela (elle le survalorisait)
et cela lui a pris du temps pour l’accepter. Elle pleurait facilement et
c’était quelqu’un de très attachant. Je me suis dit que son compagnon
avait très peu de chance de trouver quelqu’un comme elle qui accepte de
rester seule des mois ainsi tout en travaillant et en s’intéressant à des
tas de choses et en l’aimant.
Je lui ai alors expliqué que tout petit
garçon qui est resté attaché ainsi inconsciemment à sa maman et qui a
l’air indépendant cherche toute sa vie une femme qui enfin l’aime mais qui
en même temps le quitte en montrant qu'elle n’a pas besoin de lui pour
être heureuse que, sans doute inconsciemment, il attendait cela pour
accepter sa dépendance vis à vis d’elle.
Par ailleurs, une technique efficace a des
résultats et donc sa manière à elle d’essayer de résoudre le problème (en
discutant et en se plaignant) ne devait pas être la bonne, lui dis-je.
Je lui ai donc proposer de cesser de se
plaindre, de ne plus lui en parler, d’être absente assez régulièrement
quand il revenait de ses voyages et de lui donner une date limite où il
devrait commencer une procédure de divorce, autrement elle le quittait.
Elle avait évidemment un sens de l’humour et
du non-sense, autrement je ne lui aurais pas proposé ce comportement
paradoxal, mais cela lui a pris quelques semaines de plus pour accepter
cette idée.
En ayant changé son comportement, la
relation avec son compagnon s’améliora mais il ne voulait toujours pas
divorcer de sa première femme.
Alors enfin elle dit à son compagnon que la
procédure de divorce devait avoir commencé le 1er mars ou elle
le quittait: il lui dit qu’il ne supportait pas une femme jalouse, qu’il
avait déjà vécu cela avec sa première femme, qu’il fallait être
indépendante (il ne voyait pas du tout que dans la réalité elle était très
indépendante). Comme nous en avions discuté et prévu qu’il dirait cela,
elle ne se fâcha pas, resta calme et s’absenta de plus en plus. Tout à la
fin février, le compagnon prit contact avec un avocat et comme par hasard,
sa femme accepta le divorce, bien sûr, il dut lui laisser la maison mais
on n’a rien sans rien.
Il lui a demandé de l’épouser.
Six
mois : succès
9.
Adolescent de 20 ans se plaignant de rougir en public et d’anxiété depuis
deux ans.
Etudes
universitaires en cours sans problème. Aucun problème relationnel dit il,
liens amicaux satisfaisants, bonne entente avec les parents et enfance
décrite comme heureuse.
N’a pas
encore eu de lien amoureux ni de relation sexuelle: on en parle longuement
(il ne pouvait en parler ailleurs) et l’hypothèse d’un lien avec les
plaintes acceptée.
Travail
en hypnose des expériences du lacher prise, du non contrôle et de la
confiance en soi.
Travail
psychologique sur la relation avec une femme.
Amélioration extrèmement rapide en quatre séances des symptômes: à la
quatrième séance, après un mois il dit qu’il a une petite amie, qu’il va
bien et décide d’arrêter la thérapie.
Un
mois : succès
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